Les problèmes d'attention peuvent résulter de schémas sous-jacents très différents. Pour certaines personnes, il s'agit d'un TDAH classique. Pour d'autres, cela se recoupe avec l'autisme, des difficultés de régulation sensorielle, un mauvais sommeil, un stress chronique ou les séquelles d'un traumatisme crânien. Le TDAH et l'autisme coexistent fréquemment : une méta-analyse de 2021 a estimé la prévalence actuelle du TDAH dans l'autisme à 38,5 % et la prévalence sur la vie entière à 40,2 %, ce qui explique pourquoi ces deux profils sont abordés conjointement (Rong et al., 2021).
Dans le TDAH, le neurofeedback dispose de l'une des bases de preuves les mieux établies dans ce domaine. Dans une étude multicentrique guidée par qEEG portant sur 114 patients, 70 % ont obtenu au moins 50 % de réduction symptomatique et 55 % étaient en rémission à la fin du traitement (Krepel et al., 2020). Par ailleurs, une méta-analyse de 14 études randomisées a mis en évidence une amélioration des performances attentionnelles en laboratoire, portée principalement par une meilleure attention soutenue (g = 0,32) après neurofeedback (Chiu et al., 2022).
Pour l'autisme, les résultats les plus intéressants proviennent de la photobiomodulation et du neurofeedback infra-lent. Dans un essai randomisé contrôlé par placebo portant sur des enfants de 2 à 6 ans, la photobiomodulation transcrânienne a amélioré les symptômes autistiques de 7,23 points CARS de plus que le placebo après 8 semaines (Leisman et al., 2024). Dans un essai de neurofeedback ILF contrôlé par placebo chez des adolescents autistes, le protocole actif a significativement amélioré le contrôle inhibiteur et les marqueurs EEG par rapport au placebo (Esmaeilzadeh Kanafgourabi et al., 2025). Dans une étude distincte portant sur 35 enfants atteints de TSA âgés de 7 à 17 ans, 30 séances de neurofeedback ILF ont été associées à des changements EEG significatifs avant/après, corroborant le signal clinique observé dans les travaux ILF contrôlés par placebo chez les adolescents (Saleem et al., 2024).
Pour les problèmes d'attention après un traumatisme crânien, le neurofeedback de type ILF / ISF présente l'adéquation la plus forte. Dans un essai contrôlé randomisé de 2025 sur les symptômes post-commotionnels, le neurofeedback ILF a significativement amélioré l'attention (p = 0,0022), tout en améliorant le sommeil, les symptômes dépressifs, les symptômes de PTSD et la qualité de vie (Carlson et al., 2025). Cette approche est donc particulièrement pertinente lorsque les difficultés de concentration s'inscrivent dans un tableau post-traumatique plus large.
En pratique, j'utilise le qEEG pour distinguer un schéma de type TDAH classique des problèmes d'attention liés à la dysrégulation sensorielle, au mauvais sommeil, à la surcharge ou à des séquelles post-commotionnelles. Lorsque cela s'avère nécessaire, j'examine également le contexte biologique plus large — qualité du sommeil, récupération, inflammation, statut nutritionnel — afin que le travail soit orienté vers les facteurs sous-jacents autant que vers le symptôme présenté.
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